Prêt relais résidence secondaire ou bien locatif : ce que les banques acceptent vraiment

Lorsque l’on parle de prêt relais, beaucoup de personnes pensent immédiatement à la vente d’une résidence principale pour financer l’achat d’un nouveau logement.

Pourtant, une autre question revient régulièrement chez les investisseurs et les propriétaires : peut-on obtenir un prêt relais avec une résidence secondaire ou un bien locatif ?

La réponse est oui.

Il n’existe aucune interdiction juridique empêchant de réaliser un prêt relais sur :

  • une résidence secondaire
  • un bien locatif
  • voire certains biens patrimoniaux selon les banques

Mais dans la pratique, tous les biens immobiliers ne présentent pas le même niveau de risque pour les établissements bancaires. Et c’est précisément cette analyse du risque qui va déterminer la faisabilité du dossier.

Le principe du prêt relais reste le même

Le fonctionnement est identique à celui d’un prêt relais classique.

La banque avance une partie de la valeur du bien immobilier destiné à être vendu afin de permettre :

  • l’achat d’une nouvelle résidence principale
  • l’acquisition d’une résidence secondaire
  • un investissement locatif
  • ou une opération patrimoniale

Le remboursement du prêt relais interviendra au moment de la vente du bien mis en garantie.

En théorie, il est donc tout à fait possible :

  • de vendre une résidence secondaire pour acheter une résidence principale
  • de vendre un bien locatif pour financer un nouvel investissement
  • ou encore de vendre une résidence secondaire pour acquérir une autre résidence secondaire

Les banques regardent avant tout le risque de revente

Le véritable sujet pour la banque n’est pas la nature du bien mais sa capacité à être revendu rapidement dans de bonnes conditions.

Car le prêt relais reste un financement temporaire et risqué.

Le remboursement dépend :

  • du délai de vente
  • du prix obtenu
  • du marché immobilier local
  • et de la liquidité du bien

Plus le bien est facile à vendre, plus le dossier rassure la banque.

Les résidences secondaires : des biens parfois plus sensibles

Une résidence secondaire peut parfaitement servir de support à un prêt relais. Mais certains points attirent l’attention des banques.

Pourquoi ?

Parce que les résidences secondaires sont souvent :

  • situées dans des marchés saisonniers
  • dépendantes du tourisme
  • plus sensibles aux variations économiques
  • ou plus longues à vendre en période de ralentissement immobilier

En période d’incertitude économique, les acquéreurs réduisent souvent en priorité les achats dits “de confort”, comme les résidences secondaires.

La banque analysera donc avec attention :

  • l’emplacement du bien
  • la dynamique du marché local
  • le délai moyen de vente
  • et la cohérence du prix demandé

Le cas particulier des biens locatifs

Il est également possible de réaliser un prêt relais avec un bien locatif.

Mais ici encore, les banques distinguent deux situations très différentes :

  • le bien locatif vacant
  • le bien locatif occupé par un locataire

Et cette différence est essentielle dans l’analyse du risque bancaire.

Un bien locatif vacant rassure davantage la banque

Lorsqu’un bien est libre de tout occupant, la banque sait qu’en cas de difficulté :

  • la vente sera plus simple
  • le nombre d’acquéreurs potentiels sera plus important
  • le prix de vente sera généralement meilleur

Un bien vacant peut être acheté :

  • par un investisseur
  • mais aussi par un particulier souhaitant y habiter

Le marché est donc plus large.

Pour la banque, cela réduit le risque de blocage en cas de difficultés de remboursement du prêt relais.

Pourquoi un bien occupé complique fortement le dossier

La situation devient beaucoup plus complexe lorsqu’un bien locatif est occupé par un locataire titulaire d’un bail.

La banque raisonne toujours en envisageant le scénario le plus défavorable.

Elle se pose notamment la question suivante :
que se passerait-il si le bien ne se vendait pas et que le prêt relais n’était pas remboursé ?

Dans ce cas, si la banque devait engager une saisie immobilière, elle serait contrainte de vendre le bien avec le locataire en place.

Or, un bien occupé présente plusieurs inconvénients :

  • moins d’acheteurs potentiels
  • impossibilité d’occupation immédiate
  • contraintes liées au bail
  • délais de récupération du logement
  • rentabilité parfois insuffisante pour les investisseurs

Résultat :

  • la vente devient plus difficile
  • les délais peuvent s’allonger
  • et le prix de vente peut être significativement inférieur

Les banques sont déjà très prudentes sur les prêts relais

Le contexte actuel renforce encore cette difficulté.

Les établissements bancaires font face à :

  • une hausse des prêts relais en difficulté
  • des délais de vente plus longs
  • un marché immobilier moins dynamique
  • davantage de dossiers contentieux

Les banques sont donc devenues très sélectives sur ce type de financement.

Même sur une résidence principale, le prêt relais demande aujourd’hui :

  • une estimation prudente
  • un mandat de vente
  • parfois une expertise indépendante
  • et une forte cohérence globale du projet

Alors sur un bien locatif occupé, le niveau d’exigence devient encore plus élevé.

Le montant financé est souvent plus faible

Lorsque la banque accepte un prêt relais sur une résidence secondaire ou un bien locatif, elle applique souvent davantage de prudence sur le montant financé.

Pourquoi ?

Parce qu’elle cherche à conserver une marge de sécurité suffisante en cas :

  • de baisse du prix du bien
  • de difficulté de vente
  • ou de vente forcée

La quotité financée peut donc être plus faible que sur une résidence principale.

Les revenus locatifs peuvent parfois aider le dossier

Dans certains cas, les revenus générés par le bien locatif peuvent renforcer le dossier.

La banque peut intégrer :

  • les loyers perçus
  • la rentabilité du bien
  • ou le patrimoine global de l’emprunteur

Cela peut améliorer :

  • le taux d’endettement
  • le reste à vivre
  • et la solidité globale du montage financier

Mais cela ne supprime pas le risque lié à la revente du bien.

Le rôle clé de l’estimation du bien

Comme pour tout prêt relais, l’estimation du bien reste l’élément central du dossier.

Une surestimation constitue l’un des principaux pièges du prêt relais.

Sur un bien locatif ou une résidence secondaire, ce risque peut être encore plus important car :

  • le marché peut être plus étroit
  • la demande moins régulière
  • les délais de vente plus longs

Une estimation réaliste et cohérente avec le marché est donc indispensable.

L’importance d’un accompagnement spécialisé

Le prêt relais sur résidence secondaire ou bien locatif est un financement technique qui nécessite une analyse précise du risque.

Le rôle du courtier consiste notamment à :

  • identifier les banques susceptibles d’accepter ce type de dossier
  • calibrer correctement le montant financé
  • sécuriser le montage
  • anticiper les difficultés potentielles
  • et proposer des solutions alternatives si nécessaire

Dans le contexte actuel, cet accompagnement devient particulièrement important.

Ce qu’il faut retenir sur le prêt relais sur une résidence secondaire.

Oui, il est possible de faire un prêt relais avec une résidence secondaire ou un bien locatif.

Mais tous les biens ne présentent pas le même niveau de risque pour les banques.

Les établissements prêteurs seront particulièrement attentifs :

  • à la qualité du marché immobilier local
  • à la facilité de revente
  • au caractère vacant ou occupé du bien
  • et à la cohérence globale du projet

Dans un marché immobilier devenu plus prudent, un prêt relais réussi repose avant tout sur une analyse réaliste du bien immobilier et une stratégie de financement parfaitement adaptée à la situation de l’emprunteur.

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