Plus value immobilière : les 11 cas d’exonération à connaître avant de vendre

La fiscalité de la plus value immobilière est un sujet central pour tout propriétaire qui envisage de vendre un bien immobilier.

Qu’il s’agisse d’une résidence principale, d’un logement locatif, d’un terrain ou d’un bien détenu depuis de nombreuses années, la question de l’imposition peut fortement influencer la stratégie de vente.

En France, la plus value immobilière est en principe soumise à l’impôt. Pourtant, le Code général des impôts prévoit de nombreux cas d’exonération.

Certains sont bien connus du grand public, d’autres beaucoup plus techniques et souvent méconnus. Une mauvaise anticipation peut entraîner une taxation importante alors qu’une exonération aurait été possible.

Dans cet article, immofinances.net vous propose un tour d’horizon complet et pédagogique des 11 principaux cas d’exonération de la plus value immobilière, afin de vous aider à mieux comprendre vos droits et à sécuriser votre projet de vente.

Rappel sur la plus value immobilière

La plus value immobilière correspond à la différence entre le prix de vente d’un bien et son prix d’acquisition.

Ce prix d’acquisition peut être majoré de certains frais comme les frais de notaire, les droits d’enregistrement et, sous conditions, les travaux réalisés.

Lorsque la vente génère un gain, celui ci est en principe soumis à une imposition globale de 36,2 pour cent composée de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.

À cela peut s’ajouter une surtaxe pour les plus values les plus élevées.

Cependant, la loi prévoit de nombreuses situations dans lesquelles la plus value est totalement exonérée.

1. L’exonération sur la résidence principale

La vente de la résidence principale bénéficie d’une exonération totale de plus value immobilière. C’est le cas le plus connu et le plus utilisé.

Le logement doit constituer la résidence effective et habituelle du vendeur au moment de la vente. Les dépendances immédiates et nécessaires comme un garage ou une cave peuvent également être exonérées si elles sont vendues en même temps.

Cette exonération s’applique indépendamment du montant de la plus value réalisée.

2. La vente d’un bien détenu depuis longtemps

La durée de détention joue un rôle majeur dans la fiscalité immobilière. Des abattements progressifs s’appliquent au fil des années.

Après vingt deux ans de détention, la plus value est totalement exonérée d’impôt sur le revenu. Après trente ans, elle est également exonérée de prélèvements sociaux.

Ces règles sont détaillées sur le site officiel de l’administration fiscale https://www.impots.gouv.fr

3. La cession d’un bien de faible valeur

Lorsque le prix de vente est inférieur ou égal à quinze mille euros par vendeur, la plus value est exonérée.

Ce seuil s’apprécie par vendeur et non par bien. En cas d’indivision, chaque quote part est analysée séparément.

4. La première vente d’un logement autre que la résidence principale

Il existe une exonération spécifique pour les personnes qui vendent pour la première fois un logement autre que leur résidence principale.

Pour en bénéficier, le vendeur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédant la vente.

Le prix de cession doit être intégralement réemployé dans un délai de vingt quatre mois pour l’achat ou la construction d’une résidence principale.

Ce dispositif vise à favoriser l’accession à la propriété.

5. Les vendeurs retraités ou en situation de handicap

Les personnes titulaires d’une pension de vieillesse ou d’une carte d’invalidité peuvent bénéficier d’une exonération sous conditions.

Le revenu fiscal de référence doit être inférieur à un plafond fixé par l’administration. Le vendeur ne doit pas être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière et ne pas être propriétaire de sa résidence principale au moment de la vente.

6. La vente après un départ en établissement spécialisé

Lorsqu’une personne quitte son logement pour entrer dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées ou dans un établissement médicalisé, la vente de son ancien logement peut être exonérée.

Pour cela, le bien doit avoir été la résidence principale avant le départ et la vente doit intervenir dans un délai maximal de deux ans. Le logement doit également être resté vacant durant cette période.

7. Les opérations de partage

Certaines opérations de partage sont exonérées de plus value immobilière. C’est notamment le cas lors d’un divorce ou d’une succession lorsque le partage intervient sans soulte ou avec une soulte strictement compensatoire.

En revanche, une attention particulière est nécessaire car certaines situations peuvent entraîner une imposition partielle. L’accompagnement d’un notaire est alors indispensable.

Le Conseil supérieur du notariat apporte de nombreuses précisions sur ces mécanismes https://www.notaires.fr

8. L’expropriation ou le remembrement

Les plus values réalisées lors d’une expropriation pour cause d’utilité publique peuvent être exonérées, à condition que l’indemnité soit réemployée dans l’acquisition d’un nouveau bien immobilier dans un certain délai.

De même, certaines opérations de remembrement foncier bénéficient de régimes spécifiques d’exonération.

9. Les non résidents sous conditions

Les non résidents fiscaux français peuvent bénéficier d’une exonération partielle lors de la vente d’un logement situé en France.

Cette exonération est soumise à des conditions strictes. Le bien doit avoir été la résidence principale en France avant le départ à l’étranger. L’exonération est plafonnée et limitée à une seule cession.

10. Les ventes destinées au logement social

Certaines cessions réalisées au profit d’organismes en charge de la construction de logements sociaux peuvent bénéficier d’une exonération totale ou partielle de plus value.

Ce dispositif vise à encourager la mise à disposition de foncier et de biens immobiliers pour répondre aux besoins en logements.

Des informations complémentaires sont disponibles sur le site de l’administration
https://www.service-public.fr

11. Les droits de surélévation

La cession d’un droit de surélévation peut être exonérée lorsque l’acquéreur s’engage à construire des logements dans un délai fixé par la loi.

Ce dispositif temporaire vise à favoriser la densification urbaine et la création de nouveaux logements.

Pourquoi anticiper la fiscalité avant de vendre

La fiscalité de la plus value immobilière ne s’improvise pas. Une même vente peut être taxée lourdement ou totalement exonérée selon le contexte, la chronologie des événements et le respect de certaines conditions.

Anticiper permet de sécuriser la vente, d’éviter les erreurs déclaratives et parfois de revoir le calendrier ou la structuration de l’opération. Cela est particulièrement vrai en cas de séparation, de succession ou de stratégie patrimoniale globale.

L’accompagnement par un professionnel

Chez immofinances.net, nous constatons régulièrement que les vendeurs découvrent les règles de la plus value trop tard. Or une bonne information en amont permet souvent d’optimiser la situation.

Le rôle du notaire est central car il calcule la plus value et procède à la déclaration. Toutefois, un courtier spécialisé peut également vous aider à anticiper les conséquences financières globales de votre projet immobilier, notamment lorsqu’une vente s’inscrit dans un parcours plus large de financement ou de réinvestissement.

Ce qu’il faut retenir sur la plus value immobilière

La plus value immobilière n’est pas une fatalité. La législation française prévoit de nombreux cas d’exonération qui permettent d’alléger voire de supprimer totalement l’imposition lors de la vente d’un bien immobilier.

Résidence principale, durée de détention, situation personnelle ou projet de réinvestissement sont autant de critères déterminants. Une analyse personnalisée est souvent indispensable pour éviter une fiscalité inutile.

Avant toute décision de vente, il est donc essentiel de s’informer et de se faire accompagner afin de sécuriser son projet et d’en tirer le meilleur résultat possible.

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