Droits de succession ou donation : comment anticiper et financer la transmission de son patrimoine immobilier

La transmission d’un patrimoine constitue un moment juridique et financier majeur dans la vie d’une famille.

Pourtant, nombre de successions sont encore subies dans l’urgence, avec une pression fiscale importante et des tensions entre héritiers.

En France, les droits de succession peuvent atteindre 45 % en ligne directe et jusqu’à 60 % entre non parents.

Face à cette réalité, deux approches s’opposent.

Anticiper par la donation pour réduire la fiscalité. Ou gérer la succession au décès, parfois dans un contexte contraint, avec la nécessité de trouver rapidement des liquidités.

Dans ce cadre, le prêt hypothécaire constitue une solution stratégique souvent méconnue.

Il permet de financer les droits de succession, d’éviter la vente d’un bien immobilier familial et de racheter les parts d’indivision afin de devenir seul propriétaire.

Cet article a pour objectif d’expliquer de manière pédagogique les mécanismes fiscaux de la transmission, les différences entre succession et donation, ainsi que le rôle du financement hypothécaire dans une stratégie patrimoniale globale.

Comprendre les droits de succession en France

Les droits de succession sont dus lors du décès d’une personne. Ils sont calculés sur la part nette recueillie par chaque héritier après application d’un abattement dépendant du lien de parenté.

Les abattements en ligne directe s’élèvent à 100 000 euros par parent et par enfant. Au-delà, le barème progressif s’applique de 5 % à 45 %.

Pour les petits enfants, l’abattement n’est que de 1 594 euros. Pour les neveux et nièces, 7 967 euros. En l’absence de lien de parenté, la taxation atteint 60 % après un abattement très limité.

Les époux et partenaires de pacte civil de solidarité sont exonérés de droits de succession.

Les héritiers disposent d’un délai de six mois pour déposer la déclaration et régler les droits en cas de décès en France. Ces règles sont précisées sur le site officiel de l’administration française service public.fr.

Lorsque le patrimoine est principalement composé d’un bien immobilier, la question devient immédiatement financière. Comment payer des droits parfois très élevés sans disposer de liquidités suffisantes.

Donation et anticipation : un levier fiscal puissant

La donation permet d’anticiper la transmission de son vivant et d’utiliser des abattements renouvelables tous les quinze ans.

  • Un parent peut transmettre 100 000 euros à chacun de ses enfants tous les quinze ans sans fiscalité.
  • Un grand parent peut transmettre 31 865 euros à chaque petit enfant dans les mêmes conditions.

Il existe également un dispositif spécifique de donation de somme d’argent permettant un abattement supplémentaire sous conditions d’âge.

Ces règles sont détaillées sur le site impots.gouv.fr.

L’intérêt est double. Réduire la base taxable future et lisser la transmission dans le temps. La donation peut également être réalisée en nue propriété, ce qui permet de conserver l’usage ou les revenus du bien tout en diminuant l’assiette taxable.

Cependant, la donation suppose une capacité d’anticipation et une organisation juridique cohérente avec la situation familiale. Elle ne règle pas les situations d’urgence liées à un décès déjà intervenu.

Succession et indivision : une réalité fréquente

En pratique, de nombreuses successions aboutissent à une indivision. Plusieurs héritiers deviennent copropriétaires d’un même bien immobilier.

Cette situation peut générer des blocages. Décisions difficiles à prendre. Désaccord sur la vente. Incapacité à financer des travaux.

Un héritier peut souhaiter conserver le bien familial tandis que les autres préfèrent percevoir leur part. Juridiquement, nul n’est tenu de rester en indivision. Cela conduit souvent à une vente du bien pour répartir le produit.

Or, la vente n’est pas toujours la meilleure solution patrimoniale. Notamment lorsque le bien est stratégiquement situé, génère des revenus locatifs ou possède une forte valeur affective.

Dans ce contexte, le rachat de soulte permet à un indivisionnaire de racheter les parts des autres héritiers pour devenir seul propriétaire.

Mais ce rachat suppose de mobiliser des fonds importants, en plus des droits de succession éventuellement dus.

Le prêt hypothécaire : une solution pour financer les droits de succession

Le prêt hypothécaire consiste à emprunter en donnant un bien immobilier en garantie. Il s’adresse principalement aux propriétaires disposant d’un patrimoine immobilier significatif mais d’une trésorerie limitée.

Dans le cadre d’une succession, il permet de financer les droits dus à l’administration fiscale sans vendre le bien transmis.

Concrètement, la banque inscrit une hypothèque sur le bien. Le montant accordé dépend de la valeur du bien et du niveau d’endettement acceptable. Les fonds obtenus servent à régler les droits dans le délai légal.

Cette solution présente plusieurs avantages.

  • Elle évite la vente précipitée d’un bien immobilier.
  • Elle permet de conserver un patrimoine familial stratégique.
  • Elle préserve la cohérence d’une stratégie patrimoniale à long terme.

Le prêt hypothécaire peut également être combiné à un regroupement de crédits afin d’optimiser la charge mensuelle globale.

Financer un rachat de soulte pour sortir de l’indivision

Lorsqu’un héritier souhaite devenir seul propriétaire, il doit indemniser les autres à hauteur de leurs droits. Cette indemnité correspond à la soulte.

Le financement de cette soulte peut être réalisé via un prêt hypothécaire. Le bien concerné sert de garantie.

Cette approche permet de transformer une indivision complexe en une détention pleine et entière. Elle sécurise la gestion future du bien et évite les conflits prolongés.

Dans certaines situations, notamment lorsque les héritiers sont d’âges différents ou que le bien génère des loyers, le maintien en indivision peut s’avérer économiquement inefficace.

Le financement hypothécaire devient alors un outil de restructuration patrimoniale.

Cas pratique

Un bien immobilier valorisé à 600 000 euros est transmis à trois enfants. Chacun reçoit une part théorique de 200 000 euros. Après application des abattements, des droits de succession sont dus.

L’un des enfants souhaite conserver le bien. Il doit verser 400 000 euros aux deux autres pour racheter leurs parts.

Sans financement, la vente serait inévitable.

Avec un prêt hypothécaire adossé au bien, il peut financer la soulte et les droits, devenir seul propriétaire et préserver le patrimoine familial.

Points de vigilance

Le prêt hypothécaire engage le patrimoine immobilier en garantie. Il convient d’évaluer précisément la capacité de remboursement et la cohérence globale du projet.

Les conditions d’octroi dépendent du profil de l’emprunteur, de son âge, de ses revenus et de la nature du bien.

Une analyse patrimoniale complète est indispensable.

Il convient également de vérifier les implications civiles et fiscales, notamment en présence d’enfants issus de différentes unions ou de clauses testamentaires spécifiques.

Le rôle du courtier expert en financement spécialisé

Le financement d’une succession ou d’un rachat de soulte relève d’une ingénierie financière spécifique. Toutes les banques ne proposent pas ce type de solution. Les critères d’acceptation sont techniques et souvent restrictifs.

Immofinances.net intervient comme courtier expert en solutions de financement spécialisées. Prêt hypothécaire, rachat de crédits, financement SCPI, crédit travaux et solutions patrimoniales font partie de son cœur de métier.

L’accompagnement comprend une analyse patrimoniale approfondie, la structuration du financement et la négociation auprès d’établissements spécialisés.

Le courtier agit en tiers de confiance. Il sécurise l’opération, optimise les conditions financières et veille à la cohérence globale de la stratégie patrimoniale.

Comment anticiper et structurer pour préserver son patrimoine

La transmission patrimoniale ne doit pas être subie. Les droits de succession peuvent représenter une charge financière considérable et conduire à des ventes contraintes.

La donation constitue un levier d’anticipation efficace. Toutefois, lorsque la succession est ouverte, des solutions de financement existent pour préserver le patrimoine immobilier.

Le prêt hypothécaire permet de financer les droits de succession et de racheter des parts d’indivision afin de devenir pleinement propriétaire.

Dans un contexte économique marqué par la remontée des taux et un accès au crédit plus sélectif, l’expertise d’un courtier spécialisé devient déterminante.

Immofinances.net vous accompagne dans l’analyse de votre situation et la mise en place d’une solution sur mesure.

Réalisez une étude personnalisée afin d’identifier les leviers de financement adaptés à votre projet et préserver durablement le patrimoine que vous avez construit.

Besoin de financer des droits de succession : nous contacter pour des renseignements sur un prêt hypothécaire

courtier crédit immobilier

Immofinances.net est un réseau national de courtiers en crédit immobilier, créé en 2009 et implanté sur l’ensemble du territoire.

Nous savons vous écouter et vous trouver une solution pour : 

  • Prêt immobilier
  • Financement rachat de soulte 
  • Regroupement de crédits avec et sans garantie hypothécaire 
  • Prêt hypothécaire de trésorerie. 
  • Prêt Viager Hypothécaire
  • Prêt travaux sur 20 ans 
  • Prêt-relais senior 
  • Financer les droits de succession 

« Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifier vos capacités de remboursement avant de vous engager.” 

Article L321-2 du Code de la consommation : « Aucun versement de quelque nature que ce soit ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent ». 
Conformément à la Loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. 

IMMOFINANCES.NET – SARL au capital de 80 000 € – 5 place Jean Payra 66000 Perpignan 
 
Procédure de recours à adresser à : Immofinances.net – Service Réclamation – 5, place Jean Payra 66000 Perpignan ou à : reclamations@immofinances.net 
 
Médiation : Médiation de la consommation et patrimoine – 12 square Desnouettes – 75015 Paris (www.mcpmediation.org). Le médiateur peut être saisi deux mois après l’envoi d’une première réclamation écrite, quel que soit l’interlocuteur ou le service auprès duquel elle a été formulée et qu’il y ait été ou non répondu. Par internet ou par Courrier. 
 
N° ORIAS : 19006107 – Société soumise à l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution – ACPR – 4 place de Budapest – CS924